Etude de la couleuvre de Mayotte

Le contexte

La Couleuvre de Mayotte est le reptile le plus menacé de Mayotte et l’un des plus menacés des territoires Français. La première liste rouge de l’UICN de mai 2014 la liste comme en danger critique d’extinction à l’échelle du territoire. Par manque cruel de connaissances sur l’espèce, son statut est révisé comme étant en danger d’extinction à l’échelle mondiale et nationale.

Présentation de l'espèce

La Couleuvre de Mayotte (Liophidium mayottensis) est un serpent de taille moyenne (autour des 110 cm à l’âge adulte) de la grande famille des Lamprophiidae. Sans aucun crochet à venin (ou aglyphe) et d’un tempérament placide, elle ne présente pas le moindre danger pour l’Homme. Peu de choses sont connues sur son écologie, certainement terrestre à tendances fouisseuses elle se nourrit de lézards et possiblement d’amphibiens.

Couleuvre de Mayotte (Liophidium mayottensis)
© Vives Hadrien

Les objectifs

Le GEPOMAY s’intéresse depuis longtemps aux observations de cette espèce très sensible. En 2026, dans le cadre du projet surveillance de l’herpétofaune à Mayotte (financé par l’OFB et la DEALM), le pôle de connaissances et conservation de l’herpétofaune a pu mettre en place une étude de plusieurs mois sur la couleuvre. Ces objectifs sont :

  • La détermination de facteur favorisant la détectabilité de l’espèce en prévision de la mise en place de suivi futur.
  • L’amélioration des connaissances sur l’écologie de l’espèce, notamment sur son utilisation de l’habitat.
  • La formation des agents, la communication et la sensibilisation des locaux. Malgré son inoffensivité, elle est encore vue d’un mauvais œil et est régulièrement abattue de façon volontaire.
Mesures biométriques sur une Couleuvre de Mayotte © Vives Hadrien & Souchet Jérémie
Toutes les manipulations sont effectuées dans un intérêt strictement scientifique et sous l’autorisation exceptionnelle d’une dérogation au dérangement d’espèce protégée !

La suite

La mise en place de suivis plus poussés, tels que les suivis télémétriques, permettant l’acquisition rapide de connaissances écologiques est aujourd’hui une priorité. Le pôle s’est engagé dans la rédaction d’une demande de dérogation pour continuer les recherches sur l’espèce avant que sa situation ne s’aggrave davantage.